Malgré de nombreuses études portant sur les liens entre écrans ou usages numériques et difficultés attentionnelles ou attention fragmentée, les données scientifiques ne valident pas une chute généralisée de l'attention due aux écrans, la réalité étant plus nuancée.
L'idée selon laquelle la télévision générerait des déficits attentionnels a été fortement revue : une ré-analyse de données a montré que cette association disparaît lorsque l'environnement familial est pris en compte.
Concernant les jeux vidéo, les effets sont hétérogènes : par exemple, certains usages sont associés à des gains sur certaines formes d’attention (de meilleures performances en attention visuelle sélective et en vitesse de traitement perceptif chez des joueurs réguliers de jeux vidéo d'action).
Les auteurs d’une revue de 2021 indiquent ainsi qu’il n’existe pas de consensus scientifique simple sur l’effet des technologies numériques sur l’attention et le contrôle cognitif des enfants : les effets dépendent du type de contenu, du contexte d’usage et les différences individuelles jouent un rôle important.
Quant à la référence au poisson rouge, elle est… fantaisiste !
Références :
- Vedechkina, M; Borgonovi, F; (2021) A Review of Evidence on the Role of Digital Technology in Shaping Attention and Cognitive Control in Children. Frontiers in Psychology, https://discovery.ucl.ac.uk/id/eprint/10125701/ consulté le 24/04/2026
- https://www.scienceshumaines.com/la-concentration-du-poisson-rouge-a-thomas-edison_fr_38907.html consulté le 24/04/2026
Retrouvez cette croyance et 8 autres dans la 1e partie du livre "Parents & enfants, connectés autrement" et lors des conférences-café.